LE PATRIMOINE CULTUREL DE MARSEILLE-4

LE PALAIS DE JUSTICE


Situé place Monthyon, le Palais de Justice est l'œuvre de l'architecte Auguste Martin.

Ce nouveau bâtiment est venu remplacer l’ancien Palais de Justice, situé place Daviel et devenu trop petit.
L'édifice surplombe une vaste esplanade (Place Monthyon) où il fait bon venir profiter de la fraîcheur du grand bassin et des grands arbres qui la bordent.

Des travaux de rénovation ayant été lancés en début d'année 2013, il est actuellement fermé au public et ses juridictions sont déplacées dans une ancienne caserne de la commune



L’HOTEL DE VILLE


Idéalement situé au cœur du Vieux-Port, l'Hôtel de Ville est un des rares édifices à avoir survécu à la destruction du quartier, sous l'occupation allemande, en 1943.

Construit - selon les plans de Mathieu Portal et Gaspard Puget (frère de Pierre Puget) - par un architecte italien, l'édifice est connu des anciens Marseillais sous le nom de "la loge" (dérivé de l'italien "loggia"). Il doit beaucoup aux palais génois de l'époque. Pierre Puget, lui, n'aurait réalisé que l'écusson, placé au dessus de la porte principale.

Cet hôtel de ville présente une singularité toute particulière : il ne possède pas d’escalier d’accès du rez-de-chaussée au 1er étage. En effet, pour accéder au 1er étage, il faut passer par l’immeuble situé derrière l’hôtel de ville, les deux bâtiments étant reliés par un pont.

L'ouvrage originel, en bois, fut remplacé par une galerie en pierre, œuvre remarquable de l’architecte Esprit-Joseph Brun qui réalisa ce chef-d’œuvre de la taille de pierre de 1782 à 1786. Cette particularité s’explique par la réservation exclusive du rez-de-chaussée à la « loge » des marchands. C’est pour cela que la rue séparant les deux bâtiments s’appelle rue de la loge. Le 30 avril 1948, il est classé monument historique.



L’HOTEL-DIEU


En 1593, Charles de Cazaulx, premier Consul de Marseille, réunit l'Hôpital Saint-Jacques de Galice et l'Hôpital du Saint-Esprit en un seul et même établissement qui prend le nom d'Hôtel-Dieu.

L’Hôtel-Dieu, situé à l'emplacement de l'Hôpital du Saint-Esprit près du Vieux-Port, s'agrandit au fil du temps.
En 1723, Jacques Daviel (célèbre pour la mise au point de la cure de cataracte par extraction du cristallin) institue, à ses frais, un enseignement d'Anatomie dans les locaux de l'hôpital. Sous l'Ancien Régime, l’hôtel Dieu emploie un personnel uniquement laïc pour s’occuper du soin des malades, contrairement aux autres hôpitaux.

L'accroissement régulier de la population marseillaise, malgré les terribles épidémies qui ravagent la ville, fait que l'hôpital est toujours trop petit. Face à cette crise démographique, l'hôpital fait régulièrement l'objet de projets d'agrandissement.

En 1993, les derniers malades quittent l'Hôtel-Dieu. L’établissement assure alors l'enseignement des élèves infirmiers. Il ferme définitivement ses portes en 2006. Avec l'engouement suscité par Marseille-Provence 2013, l'Hôtel-Dieu est transformé en palace 5 étoiles, géré par le grand groupe hôtelier Intercontinental.



LE PALAIS DE LA BOURSE


Devant l'insuffisance de ses locaux, la Chambre de commerce décidait en juillet 1834 la construction d’une nouvelle Bourse plus vaste et plus conforme au rayonnement du commerce marseillais.

Ce n'est pourtant qu'en 1848 que le projet prend forme, après qu'on eut tranché pour son implantation sur la Canebière.

Pascal Coste, architecte en chef de la ville, fut chargé, par Fabricius Paranque, savonnier, président de la chambre, d’établir le projet. L'opération nécessita l'expropriation de 65 immeubles, dont la destruction commença en 1852.

L'inauguration se tint, en septembre 1860, en présence de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie. Les finitions se poursuivront encore pendant vingt ans.

Aujourd'hui, le bâtiment abrite donc la plus ancienne chambre de commerce de France mais également le Musée de la Marine et de l'Économie (au rez-de-chaussée à droite).

Le Palais de la Bourse est considéré comme l'un des plus parfaits exemples du style Second Empire en France.


L’EGLISE NOTRE-DAME DES ACCOULES


L’église a été bâtie sur les ruines du temple de Minerve. En 1033, l’église fut entretenue par les religieuses de Saint Sauveur reçues dans l’enclos de Notre Dame des Accoules.

En 1060 la mention « Sancta Maria ad Acuas » l'associe aux biens du monastère qui est alors rattaché à l'abbaye Saint-Victor.

Dès 1064, la délimitation de la paroisse est réalisée avec celle de Saint-Martin. On rendait la justice devant le portail de l'église aujourd'hui place du palais.

L'église fait l'objet d'une reconstruction en 1205, connue par une inscription sur colonne que l'on a conservée.

L'église a dû être reconstruite au XIVe siècle car elle présentait des caractéristiques gothiques : avant sa destruction, elle était divisée en cinq travées, matérialisées à l'extérieur par des arcs-boutants.


LA MAISON DIAMANTEE


L'histoire de ce monument exceptionnel, le plus ancien bâtiment du patrimoine communal - classé monument historique depuis 1925, est complexe et la datation de la construction incertaine.

Cette maison est l'un des rares symboles de la ville ancienne disparue et des demeures patriciennes du quartier du Corps de Ville, voué à la mer et au négoce.

La Maison diamantée aurait été construite fin du XVIe siècle, à la demande de riches commanditaires italiens et espagnols, dont le principal propriétaire pourrait être Pierre Gardiolle, un marchand d'origine catalane qui l'aurait faite construire en 1570.

Mais le doute subsiste sur cette date qui pourrait aussi bien se situer entre 1593 et 1620, et dans ce cas, la construction serait l'œuvre du contrôleur d'artillerie Nicolas de Robbio, d'origine piémontaise.

Sauvée de la ruine en 1914, elle échappe aux destructions des vieux quartiers, décidées par les autorités allemandes en 1943.

La tradition orale la présente comme étant le Palais du "Bon Roi René" d'Anjou, Comte de Provence. On explique son nom par l’aspect de sa façade qui est constitué de pierres taillées en pointes : bossage prismatique.


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