LE PATRIMOINE CULTUREL DE MARSEILLE-3

LE FORT SAINT-NICOLAS


Situé, sur la rive sud de l'entrée du Vieux-Port de Marseille, le Fort Saint-Nicolas se présente sous la forme d'un dispositif à double enceinte, fossés et bastions.

Le fort Saint-Nicolas, appelé la Citadelle par les Marseillais, a été édifié de 1660 à 1664 par le chevalier de Clerville sur ordre de Louis XIV afin de contrer l’esprit d’indépendance de la ville de Marseille.

Le fort Saint-Nicolas est classé Monument historique le 14 janvier 1969.



LE CHATEAU BORELY


Le Château Borély a été construit au XVIIIe siècle sur le domaine rural de Bonneveine, à la demande de Louis Borély (1692-1768).

Le château appartient maintenant à la Ville de Marseille et constitue un précieux témoignage de l'architecture du XVIIIe siècle en Provence. Le phénomène typiquement méridional de la "Bastide" a sans doute trouvé là son apogée.

Le Château Borély est bien, conformément aux souhaits de Louis Borély, la plus vaste et la plus belle des bastides du terroir.

Le château Borély qui a subi une profonde restauration entre 2009 et 2013, est de nouveau ouvert au public depuis le 15 juin 2013. Il sert d'écrin au musée municipal des Arts décoratifs, de la faïence et de la mode.



LA PREFECTURE


Charlemagne Émile de Maupas , sénateur et préfet des Bouches du Rhône de 1860 à 1866, s’estimant mal logé dans l’hôtel Roux de Corse actuellement Lycée Montgrand, décida la construction d’un monument somptueux digne de son rang. Il en confie la réalisation à l’architecte départemental Auguste Martin.
La première pierre de l’édifice, qui s’inspire très largement du Palazzo Vecchio de Florence, fut posée le 18 septembre 1862.

Par suite de mésentente avec le préfet Maupas et à cause des dépassements des devis initiaux, l’architecte Martin démissionna en 1864 et fut remplacé par François-Joseph Nolau architecte parisien qui avait une grande expérience pour les décors intérieurs.

Les bâtiments furent inaugurés le 1er janvier 1867 par Charlemagne-Emile de Maupas, malgré sa révocation en décembre 1866, mais les peintures du plafond du salon de l'horloge ne furent achevées qu'entre 1870 et 1872.

Gaston Crémieux proclama la Commune dans cette préfecture le 23 mars 1871.
Ce monument est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1975. Les appartements d'honneur du rez-de-chaussée et du premier étage comptent parmi les décorations les plus soignées du Second Empire en France.



L’OPERA


Cet opéra municipal a été construit sur l'ancien Grand-Théâtre dont la première pierre avait été posée le 14 juillet 1786 par Monsieur de La Tour, intendant de Provence ; l'inauguration eut lieu le 31 octobre 1787 en présence du Maréchal Prince de Beauvau, gouverneur de Provence, dont la troupe personnelle de comédiens assura le spectacle.

Marseille devient alors la seconde ville de France après Bordeaux à posséder son propre Opéra.
Mais, le 13 novembre 1919, un incendie ravage entièrement le Grand Théâtre, n’épargnant que les colonnes du péristyle, les murs maîtres et une grande frise d'Antoine Bourdelle qui encadre la scène.

La reconstruction de l'édifice est lancée en 1920, sous la direction de l'architecte du département Gaston Castel. C’est le Sénateur-Maire de Marseille de l’époque, Dr. Flaissières, qui inaugure le nouvel Opéra Municipal en 1923.

Le mélange entre la colonnade d’époque révolutionnaire et le style des années 1920 est très visible sur la façade principale. Il faut attendre le 31 juillet 1945 pour que l’Opéra de Marseille passe en régie municipale (la ville assurant dès lors son exploitation en accord avec le conseil municipal).
L'Opéra est classé aux monuments historiques depuis 1997.



L’ABBAYE SAINT-VICTOR


C'est autour d'une grotte, située hors les murs de Marseille, que le monastère de Saint-Victor a été fondé par Jean Cassien aux environs de 415.

L'abbaye doit son nom à Victor le Martyr, Officier dans une légion thébaine entièrement composée de chrétiens, qui fût décapité. L’église, quant-à-elle, date de 440.

Depuis plus de 1 500 ans, Saint-Victor reste un lieu incontournable du catholicisme dans le sud de la France, et bien que le monastère ait été démantelé à la Révolution, l'église reste toujours utilisée.

En 1963, la ville de Marseille et le Ministère des Affaires Culturelles démarrent des fouilles et une restauration complète de l'abbaye. En 1997, elle entre à l'Inventaire des monuments historiques.



LE PALAIS DES ARTS


Le Palais des Arts est un monument marseillais initialement construit en 1864 pour accueillir la bibliothèque municipale et l'École des Beaux-arts de Marseille.

Il est situé au fond de la place Auguste-et-François-Carli, dans le quartier de Thiers dans le 1er arrondissement, on lui donna très vite le nom de Palais Carli.

Les locaux de l’ancien couvent des Bernardines accueillent non seulement le lycée Impérial mais également la bibliothèque de la ville, l’école des Beaux-arts, l’Académie de Marseille et le musée des Beaux-arts. Devant le nombre croissant des élèves, la mise à disposition de l’ensemble des locaux de l’ancien couvent devient nécessaire.

La construction dura 10 ans, de 1864 à 1874. L'architecture Espérandieu dut faire face à de nombreuses difficultés causées par la topographie du terrain. En effet, la pente, très prononcée, a obligé l'architecte à envisager des fondations très profondes.

De plus, les travaux sont stoppés pendant deux ans, à cause de la guerre et d'un manque de financement. Henri Espérandieu décède en juillet 1874 alors que les travaux ne sont pas encore achevés.

Joseph Letz et Gaudensi Allar, respectivement inspecteur et conducteur des travaux, achèveront la construction telle que l'avait imaginée l'architecte. Aujourd’hui, le Palais Carli est occupé par le Conservatoire National de Région "Pierre Barbizet". Il est classé Monument historique depuis 1997.



LE PAVILLON DAVIEL


Le Pavillon Daviel fut construit entre 1743 et 1747 par les frères Gérard, en lieu et place de l’ancien Palais de Justice.

C’est d’ailleurs depuis ce balcon, qu’étaient rendues les sentences révolutionnaires, en contrebas sur le parvis, la guillotine se dressait, attendant ses condamnés. Et pour ceux qui lui échappaient, les sous-sols de l’édifice tenaient lieu de prison.

C’est le chirurgien et ophtalmologue Jacques Daviel, qui s'est rendu à Marseille lors de la Peste de 1720, qui a donné son nom à l’hôtel. Les façades et toitures de cet hôtel ont été classé Monument historique en janvier 1945.





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