LE PATRIMOINE CULTUREL DE MARSEILLE-2

LE FORT SAINT-JEAN


L'origine du Fort Saint Jean remonte au XIIe siècle. A l'époque des croisades, le site est concédé aux Hospitaliers de Jérusalem, qui s’y installent et élèvent leur commanderie pour acheminer les troupes vers la Terre Sainte.

Ils occupent d’abord l'ancienne Chapelle de Saint-Jean-Baptiste, puis entreprennent la construction d'une nouvelle église, d’un hôpital et du Palais du Commandeur. L'ensemble est achevé en 1365.

Le fort Saint-Jean a été classé Monument historique par arrêté du 16 Juin 1964.

Vous trouverez sur ce site, des vestiges de la toute première occupation grecque au VIe siècle av JC qui ont été découverts.

Pendant la Révolution française, le fort est transformé en prison. Des Jacobins arrêtés à Marseille et à Aubagne seront enfermés dans le fort et massacrés le 5 Juin 1795 par des royalistes.

Pendant la 2nde Guerre Mondiale, les Allemands y déposèrent des munitions qui ont servies notamment lors de l’explosion de la libération de Marseille qui provoqua la destruction de nombreux bâtiments.




LA CATHEDRALE SAINTE-MARIE-MAJEURE


La première pierre de la cathédrale de la Major ou basilique Sainte-Marie-Majeure (la Major) a été posée le 26 septembre 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte. C’est l'architecte Léon Vaudoyer qui en a tracé les plans.

A sa mort, en 1872, le chantier est alors confié à Henry Espérandieu jusqu'à sa propre disparition en 1874. C'est Henri Revoil qui achève enfin la nouvelle cathédrale, après 44 ans de construction. Le 6 mai 1896, la basilique-cathédrale est consacrée.

La cathédrale qui évoque l'Orient par son style romano-byzantin, est la Cathédrale de Marseille.
Vous pourrez admirer la cathédrale de la Major sur une esplanade entre le Vieux-Port et le « nouveau » port de commerce, à proximité du quartier de la Joliette et du Fort Saint-Jean.

Cette structure imposante s’accompagne d’une décoration intérieure en marbre et porphyre qui lui donne un aspect particulier pour un édifice religieux.



LA VIEILLE CHARITE


En 1670, un Hôpital Général est pensé par Pierre Puget, natif de Marseille dans le quartier du Panier, afin d’accueillir les mendiants et les pauvres de Marseille. Des négociations sont engagées et c’est uniquement en 1671 que les premières pierres furent posées pour n’être terminée qu’en 1749.

Ainsi, pendant plus d'un siècle, la Charité reçoit les gueux de la ville. Mais après la révolution, et jusqu'à la fin du XIXe siècle, elle est transformée en hospice réservé aux enfants et aux vieillards. Puis en 1905, l'armée utilise le bâtiment qui sert aussi de logement social.

Au début des années 1940, Le Corbusier remarque l'édifice et dénonce son état d'abandon. C'est en 1961 que la Ville de Marseille entreprend sa restauration. La remise en état s'achève en 1986, après 25 ans de travaux.

L’édifice se divise en quatre ailes de bâtiments fermées sur l’extérieur et ouvertes sur une cour rectangulaire. Ces espaces sont reliés sur 3 niveaux par des galeries qui offrent la possibilité de circuler librement à travers des vastes espaces collectifs de travail et de vie, séparant les femmes des hommes.

Au centre de la cour, une chapelle à coupole ovale de style baroque construite entre 1679 et 1707 est l’œuvre d’architecture la plus notable que Pierre Puget ait pu réaliser à Marseille. La façade, à l’allure classique de style Second Empire, reprend le thème de la Charité accueillant les enfants indigents, entourés par deux pélicans qui les nourrissent.



LES DOCKS


Ce quartier date du début du XIXe siècle, une époque marquée à Marseille par une forte croissance économique et de grandes réalisations urbanistiques.

Le plan d’eau du Vieux-Port contient plus que possible, surtout à cause des navires à vapeur. En 1842, un projet d’extension du port vers la Joliette est donc abordé.

Il fallait ainsi trouver un moyen de relier les transports maritimes et ferroviaires… un nouvel outil portuaire s’établit, avec, entre autre, la fondation de la Compagnie des Docks et Entrepôts. Construits entre 1856 et 1866 d'après les plans de Paulin Talabot, alors directeur de la Compagnie des Docks et Entrepôts, assisté par Gustave Desplaces, ce sont à l'époque les plus grands docks européens.

Leur architecture est inspirée de ceux de Sainte Catherine de Londres et de Liverpool. Ils devaient alors permettre le stockage des marchandises du port pour ensuite les expédier directement par la voie ferrée. C'est en 1988 que l'activité industrielle des docks s'est arrêtée.
Les docks ont été restaurés à partir de 1992 par l’architecte Eric Castaldi.



LE CHATEAU D’IF


Situé au milieu de la baie de Marseille, l'île d'If a longtemps servi de mouillage aux pirates, aux contrebandiers, ou plus paisiblement aux pêcheurs. Le Château d'If est la première forteresse royale de Marseille.

Jusqu’au XVIe siècle, l’île d’If est sauvage et un havre occasionnel pour les pêcheurs. Mais François Ier, lors d’une visite à Marseille en 1516, compris immédiatement l’importance de ce point stratégique et y bâti une forteresse.

Puis, au fur et à mesure, la forteresse change de fonction et devient prison. Si on se souvient parfois de prisonniers célèbres tels le Chevalier Anselme au XVIe siècle ou le Comte de Mirabeau au XVIIIe, il faut reconnaître que la renommée mondiale du Château d'If est liée à un personnage de fiction d'Alexandre Dumas, Edmond Dantès, futur Comte de Monte-Cristo.

La forteresse perdra sa vocation carcérale et sera ouverte au public en 1890. Classé monument historique en 1926, le Château d'If est l'un des sites les plus visités à Marseille.



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