LE PATRIMOINE CULTUREL DE MARSEILLE

LES ESCALIERS DE LA GARE SAINT-CHARLES


103 ou 104 marches ? (il faut recompter !) pour le monumental escalier de la gare Saint Charles de Marseille !

L'histoire commence en 1847 quand le percement du tunnel de la Nerthe permet au train d'arriver à Marseille. C'est le plus grand tunnel de l'époque avec 4 638 mètres de long, réalisé par l'ingénieur Paulin Talabot.

En effet, la gare St Charles fut construite sur l'emplacement du cimetière St Charles, et pour la petite histoire, elle fut inaugurée le 8 janvier 1848 sous une pluie battante par Monseigneur de Mazenod, l'archevêque de Marseille.

La gare Saint-Charles n’avait donc pas d’accès direct au boulevard d’Athènes. Il fallut attendre 1925 pour qu’un escalier permette cette communication. Pourtant dès 1859, Adolphe Meyer avait souligné un telle nécessité : « Un gigantesque escalier, coupé de repos, bordé de belles lignes architecturales, eût conduit avec magnificence aux terrains supérieurs, au plateau de l’embarcadère. »

C’est seulement en 1911 que la municipalité lança un concours pour la réalisation d’un tel escalier qui par ses décorations devait former un décor monumental terminant la perspective du boulevard d’Athènes. Le jugement du concours se fit le 3 juillet 1911 et le candidat retenu fut l’architecte Eugène Sénès assisté de Léon Arnel. Le projet fut retardé par diverses questions techniques et financières mais surtout par le déclenchement de la première guerre mondiale.

La première pierre de l’escalier fut posée par le maire Siméon Flaissières le 17 juillet 1923. Une première inauguration eut lieu le 22 décembre 1925 pour l’ouverture de l’escalier au public, mais les travaux de sculpture n’étaient pas terminés. Après l’achèvement définitif des travaux de décoration, le Président de la République Gaston Doumergue, aux côtés du Sénateur Maire de Marseille, le docteur Siméon Flaissières, inaugure officiellement le 24 avril 1927, l’escalier haut de presque 16 mètres avec 104 marches coupées de 7 paliers.

NOTRE-DAME DE LA GARDE


Surplombant la cité phocéenne, l'église Notre-Dame de La Garde est un monument incontournable de la ville. Construite sur une colline au sud du Vieux-Port, la Bonne Mère fête en 2014 ses 800 ans d'existence.

À Marseille, Notre-Dame de la Garde est traditionnellement considérée par la population comme la gardienne et la protectrice de la cité. Elle est située sur un piton calcaire de 149 mètres d'altitude au sud du Vieux-Port de Marseille, surélevé de 13 mètres grâce aux murs et soubassements d'un ancien fort.
Edifiée par l'architecte Henri Espérandieu dans le style romano-byzantin et consacrée le 5 juin 1864, elle remplace une chapelle du même nom édifiée en 1214 et reconstruite au XVe siècle.

Pour protéger Marseille des armées de Charles Quint par le Connétable de Bourbon, François Ier fait construire un fort en 1524 au sommet de la colline, qui constitue avec le château d'If à l'entrée du port, une défense maritime dont la ville était dépourvue. De nos jours, on peut encore constater la présence du fort servant d'assise à la basilique actuelle et deviner au-dessus du porche nord l'emblème du Roi : une Salamandre.

La basilique se divise en deux parties : une église basse, ou crypte, creusée dans la pierre et de style roman, et au-dessus une église haute de style romano byzantin arborée de mosaïques. Un clocher carré de 41 mètres de haut sur lequel est monté une sorte de tour de 12,5 mètres, permet à une statue monumentale de 11,2 mètres de la Vierge à l'Enfant de dominer Marseille.

Il a été nécessaire d’entreprendre de 2001 à 2008 une longue et minutieuse restauration de la pierre et des feuilles d’or, qui a également porté sur la rénovation des mosaïques, endommagées à la Libération par les impacts de balles et noircies au fil du temps par la fumée des cierges.

Lors de votre séjour à Marseille, plusieurs jours ou simplement un week-end, allez lui rendre visite et admirez du haut de la colline, le panorama qui s’offre à vous.




LE PALAIS DU PHARO


La décision de construire une résidence impériale à Marseille revient au Prince-Président, Louis Napoléon Bonaparte qui, lors de son voyage en septembre 1852, aurait souhaité avoir «une habitation avec les pieds dans l’eau».

La ville de Marseille, pour le remercier de son intervention lors de l’échange des terrains du Lazaret entre l’Etat et la ville de Marseille, acquit ceux du plateau du Pharo et les lui offrit en 1855. La première pierre de la Résidence fut posée le 15 août 1858, jour de la fête de l’Empereur.

Lorsque la révolution éclate en 1870, le Palais du Pharo est à peine terminé (pas encore meublé). Les insignes napoléoniens des grilles et de la façade sont détruits par la foule en colère. Elles ne seront par la suite jamais remplacées, l'Empire ayant cédé sa place à la République. Napoléon III meurt deux ans plus tard, sans n’avoir jamais pu occuper la Résidence Impériale.

Le Palais du Pharo fut rendu à Eugénie, après la confiscation des biens privés de Napoléon III, mais la ville de Marseille le lui disputait. A l’issue d’un long procès, la propriété du Pharo revînt à Eugénie. Libre d’en disposer, elle décida alors de l’offrir à Marseille. Cette résidence fut par la suite transformée en Ecole de Médecine (en 1904) : les ailes furent surélevées et la distribution intérieure modifiée. Aujourd’hui le Palais du Pharo est un lieu de travail destiné aux congrès, conventions et colloques.




LE PALAIS LONGCHAMP


Situé dans le quartier des Cinq Avenues, le Palais fut édifié à partir de 1862 par la municipalité pour célébrer l'arrivée des eaux de la Durance dans la ville, via le Canal de Marseille.

Les travaux du Palais furent dirigés par l'architecte Henri-Jacques Espérandieu, et achevés en 1869 pour des raisons budgétaires.

Depuis le 8 Septembre 1999, le Palais Longchamp est classé monument historique.

Sous sa colonnade circulaire, le Palais abrite deux musées : le Musée des Beaux-arts dans son aile gauche, et le Muséum d'Histoire Naturelle dans son aile droite.

Les jardins du Palais ont également accueilli jusqu'en 1987 un jardin zoologique et abritent actuellement l'Observatoire de Marseille.

L’eau de la cascade se jette dans un bassin où se trouvent une magnifique sculpture formant un char tiré par quatre taureaux de Camargue, sur lequel a pris place la statue d’une femme symbolisant la Durance, escortée de deux autres allégories représentant la vigne et le blé. Les 2 bassins sont entourés par des petites fontaines en bronze.



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